Le choc 100 % français du co-main event n'a pas fait de vieux os. Samedi 5 septembre 2026, à l'Accor Arena, Axel Sola a mis KO Farès Ziam dès le premier round (1:40) lors de l'UFC Paris, cinquième édition de l'étape française de l'UFC, rapportent MMA Fighting et L'Équipe. Un seul coup a suffi au Niçois pour régler l'un des duels les plus attendus de la soirée, sur une carte dont le main event a vu Salahdine Parnasse réussir des débuts fracassants face à Dan Hooker.
Un contre du gauche réglé comme un métronome
Les premières secondes ressemblaient à ce que l'on attendait d'un duel entre deux techniciens : Farès Ziam (18-6, 8-4 à l'UFC) occupait la distance à coups de low-kicks. Axel Sola (13-1-1, 3-1 à l'UFC) encaissait sans s'affoler, visiblement en quête de timing. Il l'a trouvé à 1 minute 40 : dans un échange où Ziam lançait un coude, le Niçois a placé un gauche parfait en contre. Ziam s'est effondré inconscient, quelques coups de rappel sont tombés et l'arbitre a interrompu aussitôt. Le Lyonnais est resté au sol quelques instants avant de reprendre ses esprits, selon MMA Fighting et les images officielles de l'UFC.
La finition n'avait rien d'un heureux hasard. Avant le combat, Sola l'avait annoncé : une finition au premier round face à Ziam. Il a fait exactement ce qu'il avait dit, avec la patience d'un compteur — laisser l'adversaire s'installer dans son rythme pour mieux l'interrompre au moment où il se livre. C'est la marque des finisseurs qui ont confiance dans leur outil.
Un parcours qui sent bon le muay-thaï
Né le 17 septembre 1997 à Nice, Axel Sola n'est pas arrivé au MMA par la porte des gros palmarès amateurs, mais par le muay-thaï. Lui-même le racontait en conférence de presse après le combat : « Ce knockout m'a rappelé mon premier KO en amateur, en muay-thaï en France. Exactement la même façon. » Le bagage frappe dans sa façon de gérer la distance : appuis propres, main avant active, et ce sens du contre qui a fait la différence samedi.
Avant l'UFC, le Niçois s'est construit un nom à l'ARES FC, dont il a été champion après sa victoire sur Daguir Imavov en juin 2024. Recruté par l'UFC en 2025, il a débuté à l'UFC Paris 4 en septembre 2025 en éliminant Rhys McKee par KO, avant de subir sa première défaite face à Mason Jones à l'UFC Londres en mars 2026 — un combat sanglant dont il est sorti avec le bonus de la soirée. Depuis, il a soumis Ismael Bonfim au premier round en juillet puis assommé Ziam : trois de ses quatre combats UFC se sont terminés au premier round. Il fêtera ses 29 ans le 17 septembre, à l'entrée de la meilleure fenêtre d'un poids léger.
Farès Ziam, le coup d'arrêt après six victoires
La soirée est cruelle pour Farès Ziam. Le Lyonnais avait gagné six combats de suite dans l'Octogone avant de s'incliner aux points face à Tom Nolan en juin. Ce KO est donc un deuxième revers consécutif, et le premier arrêt de sa carrière UFC. À 29 ans, avec un volume de combat de près de six ans dans l'organisation, il a les armes pour rebondir : un jab long, un cardio solide et un vrai sens du combat. Mais samedi, il est tombé sur un adversaire qui a transformé son point fort en piège. Sola, lui, n'a pas caché son respect : « J'ai beaucoup de respect pour Farès Ziam. J'étais heureux de gagner proprement et vite, mais un peu triste pour lui, parce que ce n'est pas bon pour la santé. Je suis sûr qu'il fera ce qu'il faut pour revenir et performer à nouveau à l'UFC. »
Et maintenant ? Le top 15 peut attendre un peu
Aucun adversaire n'a été annoncé pour Sola, qui aimerait « un camp complet » avant de repartir. Son discours est posé : « Ce n'est pas mon choix. C'est une affaire de long terme, d'accumuler les performances à l'UFC pour arriver au sommet. » Difficile de lui donner tort. Le plus dur commence : un KO, même spectaculaire, ne garantit pas une place dans le top 15, et la division des poids légers reste la plus dense du roster. Le matchmaking dira si l'UFC veut tester tout de suite la hype tricolore ou laisser mûrir un prospect qui, lui, ne semble pas pressé de brûler les étapes.
La carte parisienne aura en tout cas confirmé une tendance : le vivier français ne se limite plus à deux ou trois têtes d'affiche. Entre Parnasse, Sola et les autres Bleus de la soirée, l'UFC peut piocher. Il reste à le faire intelligemment — pour les intéressés comme pour le spectacle. Retrouvez toute l'actualité du MMA français sur MMA Center et suivez les classements de chaque division dans nos prochaines analyses.