Le mercredi 7 octobre 2026, Nassourdine Imavov a croisé Sean Strickland au UFC Performance Institute de Las Vegas. La vidéo, diffusée par Boxemag le 8 octobre et relayée par Heavy et Yahoo Sports, montre le poids moyen français interpellant le champion devant témoins, avant que la sécurité n'intervienne pour séparer les deux hommes.

Le ton monte d'autant plus que les deux devaient se retrouver à l'UFC 335. Sean Strickland a refusé la date, faute d'accord sur sa rémunération. À la place, l'UFC a programmé Charles Oliveira contre Diego Lopes pour la ceinture BMF, le 12 décembre.

Un accrochage au UFC Performance Institute de Las Vegas

Sean Strickland interpellé en pleine séance

L'échange rapporté tient en deux phrases : « C'est quoi ton problème ? T'as pas signé le contrat ? », puis une pointe sur l'argent, « J'ai de l'argent, je te donne ». La scène a eu lieu devant témoins, à l'entraînement, pas dans un bureau de l'UFC.

Pour le prétendant installé en France, l'objectif est unique : obtenir la signature. Le temps perdu n'est pas du temps d'entraînement, mais du temps de carrière, et il n'a pas deux ans à offrir à une négociation.

Une pression publique plutôt qu'une négociation privée

La méthode est brutale, mais lisible. Sean Strickland négocie par messages publics depuis des semaines ; Imavov répond avec le même outil. Chacun s'adresse d'abord à l'audience, ensuite à l'autre.

Côté UFC, personne n'est intervenu publiquement. L'organisation laisse le dossier en l'état et propose un autre main event pour décembre, ce qui en dit long sur son urgence réelle dans cette division.

Un différend salarial qui bloque la revanche

Sean Strickland réclame un million de dollars

Le blocage porte sur une somme : un million de dollars pour défendre sa ceinture, selon les rapports relayés par Sportskeeda et The Body Lock. L'offre de l'UFC serait de 400 000 dollars garantis, plus 400 000 en cas de victoire.

Cette demande s'inscrit dans un discours plus large. Dans une série de messages publiés le 7 octobre, le champion compare sa paie aux 30 millions de dollars attribués à Conor McGregor, selon ses propres termes, pour un combat expédié en quelques secondes.

L'offre d'Imavov, 500 000 dollars de sa poche

Nassourdine Imavov a mis une somme sur la table : 500 000 dollars de sa poche, promis au champion s'il accepte le combat de janvier et le remporte, selon ses propres mots. L'offre relève de la communication, mais elle déplace le problème sur le terrain sportif.

Le Français se pose en challenger qui finance sa propre chance. Il demande aussi à l'UFC de destituer Strickland si le refus persiste, un scénario que l'organisation n'a pas évoqué publiquement.

205 livres, Jake Paul et une ceinture en suspens

Un passage chez les mi-lourds évoqué

Le champion a écrit qu'il envisageait de laisser la ceinture pour monter chez les mi-lourds, où la coupe de poids serait plus simple selon lui. Objectif affiché : écouler son contrat à 205 livres, puis boxer Jake Paul pour un cachet d'un autre ordre.

L'argument est cohérent avec son discours. Strickland, 35 ans, a déjà combattu chez les mi-lourds en 2023, et il parle d'un calendrier court, presque d'une sortie négociée, plus qu'un nouveau cycle sportif.

Et maintenant ? L'UFC garde la main

Rien n'est officiel pour Sean Strickland. Le champion n'a pas rendu la ceinture, l'UFC n'a rien confirmé, et la revanche reste l'option la plus probable pour début 2027. Aucune défense n'a eu lieu depuis le titre conquis à l'UFC 328, le 9 mai à Newark, face à Khamzat Chimaev.

Deux autres noms se sont déjà positionnés. Khamzat Chimaev a proposé un million de dollars pour un combat hors UFC, d'après The Body Lock. Dricus du Plessis, lui, annonce déjà une défaite d'Imavov dans une revanche, selon le Morning Report de MMA Fighting.

Une division gelée par un seul contrat

Imavov joue la seule carte qui lui reste

Imavov n'a pas la main, et il le sait. Sa seule arme reste la pression, et la séquence du 7 octobre en ajoute une couche. Face à un champion qui parle d'argent avant de parler de combat, le prétendant choisit le terrain où il a le moins à perdre.

La vidéo ne règle rien sur le fond, mais elle installe le sujet dans l'actualité. Chaque déclaration publique rend le refus plus coûteux pour l'UFC, qui n'a aucun intérêt à laisser sa ceinture dormir.

Une ceinture qui dort depuis mai

Tant que Sean Strickland n'a pas signé, les poids moyens restent bloqués : ni défense de titre, ni champion intérimaire, ni date. Les fans attendent, et l'UFC, pour l'instant, laisse le spectacle faire le travail.

Le calendrier complet reste à suivre sur la page d'accueil de MMA Center, avec le détail de la négociation du titre des poids moyens.