Jiu Jitsu Brésilien

Devriez-vous casser le bras de quelqu’un lors d’une compétition (locale) de BJJ s’il ne tape pas ?

À l’entraînement, vous êtes censé prendre soin des personnes avec qui vous roulez. Chaque fois que vous appliquez une soumission (ou exécutez une technique d’ailleurs), vous devez prendre en considération que ce mouvement pourrait blesser le partenaire d’entraînement ; vous ne devriez donc jamais pousser la technique au-delà du point de rupture d’un membre.
Mais qu’en est-il des compétitions de JJB ? Faut-il faire une pause – même lors de tournois locaux ?

PARTIR POUR LA « PAUSE » À UNE COMPÉTITION BJJ

Souvent, je ne comprends pas à quoi sert « pas de tapotement ». Le Jiu-Jitsu est comme un jeu d’échecs ; si vous mettez quelqu’un en échec et mat, cela n’a aucun sens pour lui de continuer à déplacer les chiffres. Mais c’est exactement ce qui se produit lorsque vous avez, disons, un Armbar serré – et que votre adversaire ne veut pas taper, malgré les bruits secs.

À ce moment-là, je serais prêt à faire une « pause ». Même si je fais attention à mes concurrents et que je n’arrache jamais la soumission, je continuerais à l’appliquer jusqu’à ce que la personne se soumette ou jusqu’à ce que le match soit arrêté en raison d’une blessure.
Parce qu’en fin de compte, c’est à cela que vous postulez si vous décidez de ne pas participer à une compétition.

Le scénario d’un brassard serré

Imaginez que vous participez à un tournoi et que vous avez réussi à appliquer un brassard serré. Votre adversaire, pour une raison quelconque, choisit de ne pas taper malgré le risque imminent de blessure. Cette situation présente un carrefour moral :

  1. Poursuite de la soumission : Une école de pensée préconise de continuer à appliquer cette proposition de manière constante. Cette approche respecte la décision de l’adversaire de ne pas taper tout en visant toujours à gagner le match. La responsabilité de toute blessure résultante incombe au concurrent qui a choisi de ne pas se soumettre, à condition que la technique soit appliquée correctement et pas trop vite ou trop durement.
  2. Libération de la retenue : Une autre perspective donne la priorité à la sécurité de tous les concurrents. S’il existe un risque évident de blessure grave, certains pourraient plaider en faveur du relâchement de la cale pour éviter tout dommage. Cette approche place la sécurité et le bien-être des concurrents avant l’aspect compétitif du sport.

Le rôle des arbitres

Dans les compétitions de BJJ, les arbitres jouent un rôle crucial pour assurer la sécurité. Ils sont formés pour reconnaître lorsqu’un compétiteur court un danger imminent de blessure grave et peuvent intervenir pour arrêter le match. Leur jugement peut alléger le fardeau du concurrent qui applique la proposition, mais il n’élimine pas entièrement le dilemme éthique.

La compétition comme test d’habileté et non d’endurance de la douleur

Les compétitions visent à tester les compétences, la technique et la stratégie, et non la capacité à supporter la douleur ou à risquer une blessure. La culture du « no tapping » peut être considérée comme antithétique à l’esprit du BJJ, encourageant la prise de risques inutiles.

L’importance de l’esprit sportif et du respect

Le BJJ enseigne l’esprit sportif et le respect des adversaires. Ces valeurs doivent guider les actions des concurrents, en équilibrant le désir de gagner et le bien-être de leurs adversaires.

La décision de « faire une pause » dans une compétition locale de JJB est profondément personnelle et lourde de considérations éthiques. Alors que les concurrents entrent sur le tapis en comprenant les risques encourus, il existe une responsabilité collective au sein de la communauté du JJB de défendre les valeurs du sport : contrôle, respect et sécurité. La philosophie du JJB devrait guider les pratiquants non seulement dans la manière dont ils exécutent les techniques, mais également dans la manière dont ils prennent ces décisions critiques pendant la compétition.



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