« Le Gi est irréaliste, mon frère » Est-ce vraiment le cas ?

Avez-vous déjà entendu des gars uniquement No Gi dire « Le Gi est irréaliste, mon frère » ?
Eh bien, à moins que vous ne soyez toujours à la plage, les agresseurs potentiels auxquels vous ferez face porteront des vêtements…
Dans un segment stimulant du « I Suck At Jiu-Jitsu Show », animé par Josh McKinney, une croyance commune au sein de la communauté des arts martiaux est mise à l’épreuve. L’épisode intitulé « L’entraînement au Gi ne fonctionne pas dans les rues de Da » vise à démystifier l’idée selon laquelle l’entraînement en Gi, l’uniforme traditionnel porté dans le Jiu-Jitsu brésilien, n’est pas pertinent pour les situations réelles d’autodéfense.
Comprendre le caractère pratique de la formation Gi
Le débat autour de l’entraînement Gi versus No-Gi se concentre souvent sur leur applicabilité dans des scénarios réels d’autodéfense. McKinney conteste cela en demandant : « Le No-Gi est-il applicable dans un scénario réel ? Les gens ne se promènent pas en Gis, mais on ne se bat pas non plus sur des nattes. Il souligne la différence fondamentale dans la dynamique des combats sur différentes surfaces, comme le béton, par rapport aux tapis d’un dojo d’entraînement. Il précise en outre : « Si vous avez déjà lutté sur du béton, pas dans un vrai combat, mais si vous essayez de jouer un rôle de garde qui nécessite du mouvement, vous ne pouvez pas glisser de haut en bas du béton comme vous le faites sur des tapis. »
Combats de rue et techniques de Jiu-Jitsu
McKinney fait une observation critique sur la nature des combats de rue et le rôle de l’entraînement au Jiu-Jitsu. « Dans un vrai combat, il est bien plus important d’être au top que toute autre chose », affirme-t-il. L’accent n’est pas mis sur les techniques spécifiques du Gi ou du No-Gi mais sur les principes fondamentaux du combat : éviter d’être touché et maintenir une position dominante. Il reconnaît que l’approche d’entraînement au Jiu-Jitsu, quelle que soit la tenue vestimentaire, peut ne pas s’aligner parfaitement sur les scénarios de combat réels, mais offre néanmoins des avantages significatifs.
L’avantage de la formation de Jiu-Jitsu
Soulignant les avantages pratiques de l’entraînement au Jiu-Jitsu, McKinney note : « Pour la plupart des gens, après six mois d’entraînement au Jiu-Jitsu où vous vous êtes entraîné en direct, vous aurez bien plus d’expérience de combat que presque n’importe quel autre Joe moyen et serez probablement capable de les battre dans un combat. Cette déclaration souligne la valeur de l’entraînement au Jiu-Jitsu pour préparer les individus à des confrontations physiques imprévues, que ce soit en Gi ou en No-Gi.
Polyvalence et intensité dans l’entraînement
La conversation aborde également l’adaptabilité et l’intensité de l’entraînement du Jiu-Jitsu. McKinney souligne : « Si vous luttez à 100 % d’intensité quatre jours par semaine pendant six mois, vous serez bien mieux préparé à ce que ressentira un scénario réel. » Cet aspect de l’entraînement au Jiu-Jitsu, où l’on peut s’entraîner à pleine intensité, est considéré comme un facteur crucial dans la préparation aux situations réelles d’autodéfense.
Affronter le mythe
Comme le conclut McKinney, le mythe selon lequel l’entraînement au Gi n’a pas sa place dans l’autodéfense réelle est effectivement démantelé. L’épisode met en lumière la polyvalence des techniques de Jiu-Jitsu et leur application pratique dans divers scénarios, y compris les combats de rue. Il réaffirme que les principes fondamentaux du Jiu-Jitsu, appris grâce à la formation Gi ou No-Gi, sont inestimables pour se préparer aux confrontations du monde réel.