Le 14 octobre 2026, MMA Fighting a révélé que Farid Basharat avait été retiré du roster de l'UFC, sans proposition de nouveau contrat. Le poids coq afghan part avec 7 victoires en 7 combats dans l'octogone, et aucune défaite.

À 29 ans, Farid Basharat totalise 16 victoires en 16 combats professionnels. Trois mois après son dernier passage dans la cage, il restait classé 13e des poids coqs.

Ce que l'UFC reproche à un invaincu

Farid Basharat, 7-0 à l'UFC et jamais prolongé

Son contrat s'est terminé le 11 juillet 2026, à l'UFC 329, sur une décision unanime contre John Garza (30-27, 30-27, 29-28). Devant Joe Rogan, il avait publiquement réclamé une prolongation. Personne ne l'a rappelé.

Trois mois ont passé sans la moindre offre, selon MMA Fighting. Il peut désormais signer partout : l'UFC n'a pas commenté sa décision, et un retour reste théoriquement possible.

Six décisions en sept combats : le style qui coûte

Sur ses sept victoires UFC, six sont allées à la décision et une seule s'est arrêtée avant la limite, une soumission face à Kleydson Rodrigues. Il a aussi battu Da'Mon Blackshear, Chris Gutierrez, Jean Matsumoto et le Français Taylor Lapilus, mais jamais par KO.

L'organisation expose et rémunère d'abord ceux qui terminent leurs adversaires. Sa demande d'un adversaire du top 10 ou du top 12, restée sans réponse, résume le message : il n'était pas prioritaire pour les faiseurs de combats.

Pourquoi l'UFC laisse filer un invaincu

Le précédent de son frère Javid Basharat

Javid Basharat, son frère, a aussi quitté l'UFC en février 2026, faute de prolongation, après une victoire. Il a signé au PFL et a gagné ses débuts par décision unanime, en août.

Plus récemment, Michael Page a connu le même sort avec un bilan de 5-1 dans l'organisation. Deux profils au bilan positif écartés par la même entreprise : la logique dépasse un seul dossier.

Le tarif des recrues face à une revalorisation

La saison 10 du Contender Series a distribué 46 contrats, un record égalé. Le barème d'entrée de ces recrues reste le « 12 et 12 » : 12 000 dollars pour combattre, la même somme en cas de victoire.

Un combattant arrivé en fin de contrat, lui, se présente avec une demande de revalorisation. Tant que la direction recrute à ce tarif, elle n'a aucun intérêt immédiat à payer la progression. L'UFC sait pourtant sortir le chéquier pour de la notoriété : elle a proposé à Teddy Riner 15 millions d'euros pour trois combats.

Farid Basharat et le MMA français

Taylor Lapilus, le poids coq français qu'il a battu

Le lien français est direct : en janvier 2024, à l'UFC Vegas 84, Farid Basharat avait déjà battu Taylor Lapilus par décision.

La porte d'entrée des francophones reste le Contender Series : la saison 10 a distribué 46 contrats, et le Sénégalais Adama Diop en a obtenu un en septembre 2026, après sa victoire sur Zaurbek Sabanov. Un bilan sans défaite ne garantit rien ensuite, parce que c'est la finition avant la limite qui se monnaye.

Ce que les promotions françaises offrent en face

Les alternatives existent et elles bougent. L'Hexagone MMA revient au Zénith de Paris le 24 octobre 2026, avec Samba Sima opposé à Léopold Goi pour la ceinture des -57 kg.

L'ARES FC organise l'ARES 44 à Strasbourg le 31 octobre, où Aboubakar Younousov défend sa ceinture des poids coqs. Aucun contact n'a été signalé avec ces promotions, ni avec le PFL ou ONE.

Farid Basharat, invaincu et libre : ce qui s'ouvre à lui

Où Farid Basharat peut atterrir en 2026

Il n'a pas été coupé : son contrat est arrivé à son terme. La nuance pèse, car il négocie sur une série de 16 victoires, et non sur une sortie de route.

La division avance sans lui. Le 24 octobre, Petr Yan et Merab Dvalishvili se disputent la ceinture des poids coqs à l'UFC 333, à Abou Dabi. L'UFC continue de remplir ses cartes : l'UFC Fight Night 291, samedi à Edmonton, se tiendra sans lui.

Ce que son départ dit du système

Le sujet dépasse son dossier. Sean Strickland a menacé de renoncer à sa ceinture pour peser sur ses conditions. Un bilan parfait ne protège de rien s'il ne fait pas vendre de cartes.

Un invaincu de 29 ans sur le marché, sans contrat : Farid Basharat résume la contradiction du système. Il lui reste à choisir un promoteur capable de monétiser une fiche intacte.